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vendredi 15 juin 2007 Politique agricole, alimentaire et environnementale commune 2013 : la SAF s’engage...
Dans un document de 30 pages présenté le 14 juin 2007 lors de son Assemblée générale, la SAF- agriculteurs de France dresse les contours de ce que pourrait être une politique agricole, alimentaire et environnementale commune après 2013. Première organisation agricole nationale à poser sur le papier des propositions concrètes, la SAF-agriculteurs de France analyse avec pragmatisme la situation. Pour la SAF, les défis alimentaire et énergétique, ceux du réchauffement climatique, de la préservation des ressources naturelles, de la globalisation ou encore de la productivité devront trouver une réponse dans la future politique de l’Union. Par conséquent, il faut selon la SAF réviser les objectifs initiaux du Traité de Rome. A court terme, l’association ne souhaite pas que soit modifié le cadre budgétaire de la PAC, même si quelques aménagements peuvent avoir lieu, par exemple, la suppression de la jachère obligatoire comme outil de gestion des marchés. Après 2013, des réformes de fond devront être menées autour d’un nouveau projet : pour la SAF-agriculteurs de France, l’environnement devra en être l’une des priorités. La SAF rappelle que l’indépendance alimentaire « est stratégique » pour l’Union, mais la politique de soutien au secteur agricole devra se diversifier vers la fourniture de biens et de services environnementaux… Pour cela, la SAF-agriculteurs de France avance l’idée de « DPU environnemental » intégrant la conditionnalité que la SAF considère comme légitime mais dont les modalités d’application doivent être « justes et simples ». Découplés en grandes cultures, mais en partie couplés en zone d’élevage, les DPU environnementaux seront le premier niveau de soutien, complétés par des mesures agro-environnementales « simples et efficaces » adaptées aux contextes locaux. Sur le plan alimentaire, la SAF-agriculteurs de France souhaite que soient renforcés les contrôles et les critères d’importation des biens alimentaires produits à l’extérieur de l’Union, que soient promus la qualité et l’équilibre alimentaires. La SAF souhaite une réelle politique de gestion des marchés dans laquelle soit pris en compte la stabilisation des marchés, une stratégie offensive d’exportation, le renforcement du pouvoir économique des agriculteurs au sein des filières et une gestion efficace des risques. Les dimensions sociale et territoriale devront rester également des priorités de la future politique agricole, alimentaire et environnementale commune. Cette dernière devra assurer l’attractivité du secteur agricole et la dynamisation de l’économie rurale. |